La Cour considère ce comportement d’autant plus grave et répréhensible pour un conducteur professionnel qui se savait au volant d’un véhicule ayant récemment connu des problèmes de puissance moteur et qui ne s’était pas assuré que les réparations nécessaires avaient été entreprises (voir ch. III.13.1.3 ci-dessus). 22.3 Quant au résultat de l’activité délictueuse, la Cour relève que bien que personne n’ait été blessé, cela n’est nullement dû au comportement de l’auteur mais bien au freinage d’urgence opéré par D.________, ce qui semble même admis par le prévenu (voir ch. III.13.2.2 ci-dessus).