Ainsi, le prévenu devait à l’évidence partir du principe que, le feu une fois bouté, il pouvait se trouver seul face au foyer durant un temps important et ne pouvait aucunement escompter une réaction immédiate pour l’aider à y faire face. Le prévenu a en effet bien dû constater qu’il s’écoulait beaucoup de temps entre l’un de ses propres comportements problématiques (automutilation, saccage du matelas) et une réaction du service pénitentiaire. Plus précisément, il s’est écoulé une douzaine de minutes entre le moment où il a commencé à s’automutiler et l’arrivée des policiers et des geôliers pour faire cesser sa scarification.