Certes, le prévenu s’en prenait toujours au matériel à sa disposition et manifestait son désaccord avec la mesure disciplinaire, mais rien ne justifiait une nouvelle intervention dans la cellule du prévenu avant qu’il n’allume l’incendie, si l’on tient compte des dispositions du « concept vidéosurveillance de la prison de F.________ » (D. 145-150) et du bon sens. En effet, selon les directives, les gardiens sont tenus à un contrôle sporadique des images de la cellule de sûreté 4 à 6 fois par heure (D. 146 et 149). Ces documents mentionnent en particulier : « eine dauernde optische Überwachung der Monitore ist aus betrieblichen Gründen