Il n’était en effet pas question d’un désespoir croissant chez le prévenu qui, comme le prétend à tort la défense, aurait pu ou dû alerter le personnel ou la direction. Certes, le prévenu s’en prenait toujours au matériel à sa disposition et manifestait son désaccord avec la mesure disciplinaire, mais rien ne justifiait une nouvelle intervention dans la cellule du prévenu avant qu’il n’allume l’incendie, si l’on tient compte des dispositions du « concept vidéosurveillance de la prison de F.________ » (D. 145-150) et du bon sens.