Le fait que le prévenu ait été informé qu’il devait faire l’objet d’une visite médicale le lendemain ne change évidemment rien à ce qui précède (dossier BA 21 903 quote 07 856-857). Il sied en particulier de relever que si la police a laissé le prévenu menotté « en avant », alors qu’ils l’avaient initialement menotté les mains dans le dos, c’était en raison du fait qu’il s’était calmé, ce qui ressort de l’enregistrement vidéo. En outre, l’objet tranchant avec lequel le prévenu s’était blessé n’a pas été retrouvé, le prévenu l’ayant vraisemblablement jeté dans les toilettes avant l’arrivée de la police (D. 25).