Ces lésions ne reflétaient pas un état de détresse du prévenu puisqu’elles ont été assimilées par le gardien C.________ à des griffures et qu’il ne s’agissait donc nullement de profondes entailles (D. 1347 l. 86- 91). D’ailleurs, le rapport de l’employée de Spitex, qui figure au dossier édité, confirme ce constat, précisant que le prévenu refusait même que ses plaies soient désinfectées, ce qui n’est clairement pas l’expression d’un état de détresse. Le fait que le prévenu ait été informé qu’il devait faire l’objet d’une visite médicale le lendemain ne change évidemment rien à ce qui précède (dossier BA 21 903 quote 07 856-857).