Par la suite, d’après le prévenu, il ne savait plus ce qu’il avait fait avec le feu (D. 1372 l. 93-95). Ce « black-out » du prévenu, survenant précisément au moment où l’on voit sur les images que celui-ci a alimenté le feu en y ajoutant des éléments inflammables supplémentaires, laisse la 2e Chambre pénale particulièrement dubitative. Ce trou de mémoire est d’autant moins crédible que les souvenirs sont revenus ensuite au prévenu qui a indiqué que dès 17h48'03'', il avait tenté d’éteindre le feu, tout en se brûlant, respectivement qu’il s’était placé dans le coin de la cellule à l’opposé des flammes (D. 1372 l. 97-101).