Il en va de même s’agissant de ses activités professionnelles. En effet, bien que le prévenu ait pratiquement toujours travaillé, il n’a pas acquis de stabilité particulière à cet égard dans la mesure où il a très régulièrement changé d’employeur, a fait l’objet de saisies de salaire par le passé, a – rarement – eu recours à l’aide sociale et ne dispose pas d’une formation reconnue telle qu’un CFC. L’intégration du prévenu en Suisse est dès lors des plus ordinaires, ce qui ne saurait suffire pour se prévaloir d’une situation personnelle grave en cas d’expulsion, vu la jurisprudence applicable en la matière.