Or, le prévenu a fait fi de cette première mise en garde et a encore transporté de la méthamphétamine avec F.________ le 4 février 2020. Le 5 mars 2020, le Procureur l’a instamment enjoint, en guise d’ultime avertissement, de ne plus commettre le moindre « écart » (D. 72 l. 322-329). C’est alors que le 21 décembre 2020, il s’en est gravement pris à Z.________ (D. 559). Il apparaît dès lors que le prévenu n’a cessé de commettre des infractions alors même qu’il se savait faire l’objet d’une procédure pendante pour trafic de produits illicites. Il n’a donc pas tenu compte des différents avertissements du Ministère public.