Ce faisant, la prévenue a créé un danger sérieux pour autrui : en cas de collision entre les véhicules, des blessures auraient très certainement été provoquées, vu les vitesses importantes adoptées sur l’autoroute, et d’autres usagers de la route auraient également pu, par ricochet, être touchés par l’accident. Le seuil du danger abstrait accru est manifestement franchi en l’espèce, vu le lieu (autoroute) avec différents véhicules y circulant à vitesse élevée (D. 4, cette photographie ayant toutefois été prise après les faits), la collision n’ayant été évitée que grâce aux freinages effectués par G.________.