En effet, entre l’arrêt du prévenu et le constat par l’agent de police que cet arrêt ne s’était pas effectué sans délai, il a de toute évidence dû s’écouler plusieurs longues minutes. Ce qui précède est d’autant plus vrai qu’il est inconcevable, dans la situation telle que décrite par le prévenu, que l’agent de police n’ait pas interpellé ce dernier avant de rédiger et déposer l’amende sur son véhicule, ce qui a forcément rallongé la durée de stationnement de plusieurs minutes. Au vu de ces éléments déjà, il ne saurait s’agir d’un arrêt « sans délai » au sens de l’art.