Il est évident que le prévenu a pu anticiper qu’une expertise de ce type allait être conduite et prendre les mesures qui s’imposaient, telles que faire rédiger le texte figurant sur la carte postale par une tierce personne ou modifier son écriture. En effet et de manière plus générale, l’idée ayant été d’adresser un message anonyme, il est par nature logique qu’il ait été rédigé de sorte que l’écriture ne soit pas identifiable. Ainsi, les conclusions de cette expertise ne suffisent pas à exclure son implication dans l’envoi de la carte postale.