Le prévenu n’a eu aucun égard pour autrui et a poursuivi des buts purement égoïstes, à savoir obtenir au détriment d’autrui des moyens financiers permettant notamment de financer sa consommation de stupéfiants. Lors de son audition devant la première instance, le prévenu n’a cessé de mettre la faute quant à ses actes sur sa maladie psychique et sa dépendance à la drogue, en disant qu’il n’agissait pas dans sa « conscience normale » au moment des faits (D. 1868 l. 31-33). Il a en outre commis des délits avec une extrême régularité et n’a cessé ses activités délictuelles que lors de ses diverses détentions.