Il en va de même du fait que l’épouse du prévenu est enceinte de leur troisième enfant, conçu en toute connaissance de la très grande précarité du statut du prévenu en Suisse vu notamment l’expulsion prononcée en première instance. Le prévenu expulsé pourrait conserver des relations personnelles et un contact régulier avec eux grâce aux moyens de communication modernes, étant au demeurant habitué à vivre séparément de sa famille, bien que cela ait été dans la même région.