On ignore également quelles sont les possibilités réelles de revenus dans ce pays, ses éventuelles économies ainsi que le soutien financier dont le prévenu pourrait bénéficier de la part de sa famille, à savoir ses frères et sœurs, sa mère ainsi que son épouse. Les déclarations selon lesquelles il ne serait pas en mesure de payer ses médicaments en Tunisie sont de pures allégations invérifiables. Le prévenu lui-même a uniquement indiqué qu’il était « compliqué » de se faire soigner en Tunisie (D. 1786 l. 324-331) mais non pas que cela était impossible.