En tout état de cause, le prévenu n’a pas un droit à bénéficier de soins équivalents à ceux qu’il pourrait obtenir en Suisse, dans la mesure où celui-ci ne serait pas en danger de mort ou mis dans une situation où son état de santé se dégraderait de manière importante et rapide en cas d’expulsion vers la Tunisie. On ignore également quelles sont les possibilités réelles de revenus dans ce pays, ses éventuelles économies ainsi que le soutien financier dont le prévenu pourrait bénéficier de la part de sa famille, à savoir ses frères et sœurs, sa mère ainsi que son épouse.