Le prévenu travaillait ainsi avec ses subordonnés sous la forme d’une équipe solide, durable et soudée, même si ses membres pouvaient varier dans le temps, et il s’assurait que la vente de stupéfiants puisse être assurée dans ses locaux même en son absence, en particulier lors de ses éventuels voyages à l’étranger – lesquels ne sont cependant pas démontrés au dossier –, ce qui nécessitait l’aide très étroite et intense de la part de ses subordonnés. Il est relevé qu’en tout état de cause, le chiffre d’affaires réalisé par la bande est entièrement imputable à chaque membre de celle-ci (ATF 147 IV 176).