Un congé ne doit toutefois être accordé que dans la mesure où il n'y a pas de risque que le détenu s'enfuie (art. 84 al. 6 CP). C'est pourquoi, il faut partir du principe que les congés pénitentiaires qui ne servent qu'à « aérer » le détenu ou qui sont accordés pour des raisons humanitaires, mais qui ne s'inscrivent pas dans une perspective réaliste d'assouplissement, ne doivent pas être autorisés, car ils représentent un trop grand risque pour la sécurité publique (arrêt du Tribunal fédéral 6B_619/2015 du 18 décembre 2015 consid.