En tout état de cause et pour rappel, l’expulsion n’est prononcée que pour la durée minimale de 5 ans. Partant, au vu de l’ensemble des circonstances, et en particulier de la connaissance tant de l’épouse que du prévenu au moment du mariage du fait que ce dernier avait commis des infractions susceptibles de le faire expulser, force est de constater que l’expulsion du prévenu ne portera pas une atteinte disproportionnée à sa vie familiale (voir art. 8 par. 2 CEDH), et qu’elle ne le placera pas dans une situation personnelle grave au sens de l’art.