3 CEDH, un mauvais traitement doit donc atteindre un minimum de gravité (arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme (CourEDH) Saadi c. Italie du 28 février 2008 [requête n° 37201/06] § 134) et l’appréciation de ce minimum dépend de l’ensemble des données de la cause (ATF 134 I 221 cons. 3.2.1). Selon la jurisprudence de la CourEDH, pour apprécier l'existence d'un risque réel de mauvais traitements au sens de l'art. 3 CEDH, il convient d'appliquer des critères rigoureux.