Or, les deux époux savaient qu’il leur incombait un devoir d’information et ils ont régulièrement signé des budgets, contenant la déclaration qu’ils n‘avaient pas d’autres ressources. Le prévenu était également conscient qu’il devait annoncer tout nouvel engagement et fournir, chaque mois, ses fiches de salaire, ce qui n’a pas été fait, ou pas de manière complète, ce que le prévenu savait. Sur la base d’une fausse conception de la réalité, le DAS a ainsi versé de manière indue au prévenu ainsi qu’à sa famille un montant de CHF 36'373.30.