Le prévenu a ensuite très rapidement disposé de la ligne de crédit correspondante. Plus tard, le 3 et le 13 avril 2020, le prévenu a effectué deux nouvelles demandes de prêts COVID-19 en faveur des sociétés F.________ et I.________. En lieu et place des chiffres d’affaires définitifs de l’année 2019 de ces sociétés, le prévenu a mentionné les montants correspondant aux chiffres d’affaires estimés de l’année 2020 et, ceci, en toute connaissance de cause. Il savait qu’en agissant ainsi, il lui serait possible d’obtenir rapidement des prêts largement plus élevés que ceux auxquels il pouvait légitimement prétendre.