Cependant et attendu que le prévenu pratiquait systématiquement les remboursements de prêts intragroupe avant la crise, il entendait continuer ainsi et savait donc par avance qu’il n’utiliserait pas l’argent qui lui serait octroyé conformément aux conventions de crédit. Le prévenu a rédigé lui-même une première demande de prêt COVID-19 le 30 mars 2020 en faveur de D.________, en indiquant correctement le chiffre d’affaires définitif de l’année 2019 de la société en question dans le « bloc 1 » au ch. 3 du formulaire de demande de prêt. Le prévenu a ensuite très rapidement disposé de la ligne de crédit correspondante.