Cela est d’autant plus vrai que le prévenu avait été préalablement par son banquier, environ un mois avant sa première audition, de l’existence de ladite procédure (D. 157 l. 76-82 ; D. 1033 l. 187-204), ce qu’il a par ailleurs spontanément indiqué. En outre, bien qu’il ait tenté d’insinuer, dans un premier temps, qu’il ne savait rien quant à ce qu’il lui était reproché, hormis qu’il avait « commis des erreurs » dans le cadre des prêts COVID-19 (D. 160 l. 171- 175), il est très vite apparu que le prévenu savait, en réalité, très exactement de quoi il était question dans cette affaire.