Il a d’ailleurs encore accusé la partie plaignante de mentir lors de sa dernière parole, indiquant qu’il n’aurait « jamais imaginé qu’on puisse s’inventer une telle histoire pour CHF 500.00 » (D. 542). Le prévenu a ainsi fait preuve d’un manque évident de prise de conscience et de repentir. Comme l’a relevé le Parquet général, sa position était celle du « client roi », qui pouvait disposer à sa guise de la partie plaignante, devenue un simple objet sexuel en raison du paiement qu’il avait consenti (le prévenu ayant d’ailleurs parlé de « prostituées ou […] des trucs comme ça » lors de son audition, D. 534 l. 22).