Par ailleurs, la volonté de suivre une thérapie ne doit pas être soumise à des exigences trop strictes, car le manque de motivation, pour certains troubles mentaux, fait partie du tableau clinique. Un tel raisonnement s’applique au début de la thérapie, mais également à une nouvelle tentative thérapeutique si la personne qui a besoin d’un traitement est en crise. Ce n’est que si plusieurs tentatives sérieuses ont échoué que l’on peut supposer que la mesure est vouée à l’échec (arrêt de la Cour suprême du canton de Berne SK 15 114 du 6 octobre 2015) – ce qui n’est pas le cas en l’espèce.