Lorsqu’elle est confrontée à la loi du silence mentionnée par la défense et en présence de déclarations manifestement mensongères au sujet des faits, il est légitime que l’accusation procède à des calculs de la quantité de drogue écoulée en partant des éléments à sa disposition. Certes, de tels calculs peuvent apparaître schématiques, mais ils constituent une approche que la pratique judiciaire admet pour se faire une idée de l’ampleur du trafic. Il est précisé en l’espèce que cette quantité ne joue pas de rôle sur la qualification juridique des faits, mais uniquement sur la quotité de la peine. 17.4.4 Nonobstant ce qui précède