Le médecin mandaté par la Procureure qui l’a examinée à l’hôpital (cf. ch. 13.4) a conclu que ses blessures n’avaient pas pu être causées par une tierce personne, dans la mesure où les coupures étaient parallèles et que dans une telle situation, elle se serait défendue, ce qui n’est pas compatible avec les blessures observées. Ce faisant, une automutilation a été suspectée. Ce soupçon est confirmé par la version décousue et illogique présentée par la partie plaignante, selon laquelle le prévenu lui aurait infligé ces coupures au bras gauche à l’aide d’un couteau en étant debout à sa droite et en appuyant « fort ».