Il ressort toutefois de ce rapport que les risques d’hétéro et auto-agressions sont particulièrement liés à la perspective de l’expulsion, que le prévenu n’accepte pas. Or, premièrement, selon la jurisprudence, on ne saurait de manière générale prolonger indéfiniment le séjour d'un étranger en Suisse au seul motif que la perspective d'un retour exacerberait un état psychologique perturbé, voire réveillerait des idées de suicide, étant précisé que le prévenu n’a pas du tout évoqué de telles idées lors de son audition en appel.