A cela s’ajoute que le prévenu n’a entrepris aucun suivi pour se sevrer de sa dépendance à l’alcool depuis son incarcération en décembre 2021 et que s’il n’a pas plus été en mesure de consommer de l’alcool depuis lors, une rechute est à prévoir en cas de remise en liberté. En effet, il ressort de l’expertise psychiatrique que la situation du prévenu reste fragile, tant au niveau du risque de récidive que du risque d’auto-agressivité, l’expert précisant bien qu’un tel risque – qu’il qualifie de moyen – s’avérerait d’autant plus important s’il devait rechuter dans une consommation excessive d’alcool (D. 1912).