Il ne faut en effet pas oublier que les réactions d’une victime de violence conjugale varient d’une personne à l’autre. Il n’est pas rare que celle-ci ne se comporte pas d’une manière objectivement logique et en particulier qu’elle ne quitte pas immédiatement l’auteur des faits, même après avoir subi de la violence. D’ailleurs, dans sa première audition, la partie plaignante avait spontanément déclaré que le prévenu ne l’avait plus touchée pendant plusieurs mois suite à cet épisode et lui avait dit qu’il ne recommencerait plus (D. 164 l. 106-113). 12.1.5