Or, le brouillard n’était visiblement pas dense au point de masquer complètement les phares des véhicules présents sur le tronçon routier en question, sans quoi le prévenu n’aurait pas pu, comme il l’a affirmé, rouler à 90-95 km/h et alors même que selon lui le trafic était assez important ce matin-là (D. 105 l. 38-40). Au vu des photographies radar au dossier (D. 6 et D. 25) et de la vidéo du contrôle de vitesse (D. 27a), le fait que ces clichés soient flous est en sus davantage une conséquence du zoom – rendu nécessaire par la distance de 262,2 mètres séparant le véhicule mesuré de la caméra du radar