De fausses déclarations à cet égard sont d’autant plus improbables que l’agent en question a exposé avoir éprouvé de la compassion pour la situation dans laquelle se trouvait le prévenu du fait de l’infraction et, suite à la saisie immédiate de son permis de conduire, avoir décidé avec sa collègue, à bien plaire, de conduire le prévenu chez son collègue afin qu’il puisse se rendre à son travail. Ceci n’est d’ailleurs pas contesté par le prévenu, qui admet avoir demandé aux agents de lui rendre ce service, ce qu’ils avaient accepté pour « l’aider », reconnaissant qu’ils n’étaient pas obligés de le faire (D. 107 l. 5-11).