Enfin, force est de souligner que le prévenu, qui a été dûment informé de ses droits grâce à l’aide-mémoire destiné aux prévenus, savait qu’il avait le droit à un traducteur, ce qu’il admet. Il n’est partant pas crédible, nonobstant ses explications sur un prétendu manque de temps afin d’arriver à l’heure au travail, qu’il aurait décidé de signer le procèsverbal d’audition à côté de la mention « übersetzt und bestätigt » sans en avoir compris la teneur, alors même qu’une traduction pouvait, contrairement à ses dires, être effectuée par l’agent lui-même et cela très rapidement.