Par ailleurs, la nouvelle version du prévenu, présentée en débats d’appel, selon laquelle il aurait dit à la partie plaignante que c’était son ex-copine elle-même qui s’était blessée avec le couteau, n’est pas beaucoup moins inquiétante que l’autre, dans l’hypothèse – non retenue par la 2e Chambre pénale – où elle serait crédible. En effet, entendre de la bouche d’un homme inconnu, qui impose sa présence, qu’il sort de prison en raison d’une dispute avec sa copine impliquant un couteau est de nature à désécuriser profondément une jeune fille de 15 ans.