qu’elle ait déclaré, devant la police, qu’elle craignait qu’il se passe quelque chose si elle n’obéissait pas au prévenu (D. 8). Il résulte de ce qui précède que contrairement à l’argument de la défense, il n’était pas question d’une banale conversation amicale, bien au contraire. Il n’est aucunement anodin de parler de pareils événements – sortie de détention ; dispute avec une ex-copine ; coup de couteau à la jambe – à une inconnue mineure. Tenir de tels propos dans un tel contexte n’a rien de normal mais vise à l’évidence à faire pression sur la personne à laquelle ils s’adressent.