C’est naturellement son droit de choisir de ne pas déposer et cet élément ne saurait être retenu à charge. Néanmoins, par rapport aux quelques déclarations faites, il est rappelé que le prévenu a accusé un tiers domicilié à l’étranger dans son audition du 14 octobre 2018 (D. 172 réponse à la question 29) dans donner de détails concernant cette personne (D. 172 réponse à la question 18, D. 173 réponses aux questions 34 à 36). Il est frappant de relever que le prévenu a soudainement été capable de donner des détails plus de 18 mois plus tard, suite à l’avis de clôture de l’instruction rendu par le Ministère public (D. 386 et 393).