Elle n’a affirmé s’être fait menacer de mort qu’ultérieurement, soit lors de la deuxième audience devant la première instance, plus d’un an et demi après les événements. Cette incohérence ne saurait être expliquée par l’écoulement du temps, de telles menaces de mort constituant un élément central des accusations et étant de nature à marquer sérieusement la personne à qui elles sont adressées. On ne s’explique donc pas pourquoi la partie plaignante ne les a pas mentionnées lors de sa première audition devant la police, alors qu’elle s’était décidée à porter plainte contre le prévenu pour les propos tenus.