Si elle reconnaît que son intégration n’est pas exemplaire, elle souligne les conditions difficiles dans lesquelles s’est retrouvé le prévenu qui, venant d’un pays en guerre, n’avait ni formation ni connaissances linguistiques et était sans sa famille et ses enfants. Elle relève toutefois que, désormais, grâce à son niveau linguistique et à son travail en cuisine, il sera apte à rejoindre la pizzeria de son fils à sa sortie de prison. A contrario, elle conteste que le prévenu puisse se réintégrer en P.________ même s’il s’agit de son pays d’origine et qu’il en parle la langue.