En l’espèce, la première instance a violé le principe de célérité. En effet, elle n’a opéré aucun acte d’instruction entre le 14 février 2020, date à laquelle l’acte d’accusation a été transmis par le Ministère public (D. 1039-1049), et le 28 janvier 2022, date à laquelle le Tribunal régional a rendu sa première ordonnance (D. 1069- 1070). Il s’est ainsi écoulé presque deux ans sans qu’aucun acte d’instruction n’ait été effectué par la première instance. La motivation du jugement a été finalisée le 1er juillet 2022, soit plus de 28 mois après la mise en accusation, alors que le dossier n’était pas particulièrement complexe.