Il suffisait au lésé d’ouvrir avant la remise de l’argent le paquet qui lui avait été donné pour constater que le prévenu lui avait remis du savon noir en lieu et place de haschich. Il appert d’ailleurs que le lésé s’est rendu compte de la tromperie dont il a fait l’objet quelques minutes à peine après que le prétendu haschich lui a été remis. Il aurait donc suffi au lésé d’ouvrir le paquet qui lui avait été remis pour se rendre compte de la tromperie, puisque le savon noir n’a aucun trait commun avec le haschich, si ce n’est éventuellement la couleur.