Ainsi, par exemple, il est parfaitement cohérent qu’elle fonde en larmes à l’évocation du fait qu’elle a tu les événements renvoyés pendant plusieurs années et que cela lui pesait terriblement, même s’il est évident que sa charge émotionnelle n’est pas exclusivement liée aux faits de 2010. Ses émotions n’étaient pas feintes, ceci étant démontré par le fait que la partie plaignante n’a pas trouvé la force de retourner vivre dans son appartement avant pratiquement une année (procès-verbal de l’audition du 10 février 2016 de la partie plaignante auprès de l’APEA du Jura bernois, p. 2 ; cf. volet 8 du volume I du dossier de l’APEA ;