De telles manifestations de sentiments constituent en principe un signe de réalité. En l’espèce, rien ne permet de penser le contraire, celles-ci étant survenues sans exagération ni emphase particulières et en adéquation avec le récit de la partie plaignante. Ainsi, par exemple, il est parfaitement cohérent qu’elle fonde en larmes à l’évocation du fait qu’elle a tu les événements renvoyés pendant plusieurs années et que cela lui pesait terriblement, même s’il est évident que sa charge émotionnelle n’est pas exclusivement liée aux faits de 2010.