elles peuvent aussi être propres à porter atteinte à la réputation dont il jouit dans le domaine professionnel, mais, malgré leur véhémence ne portent pas atteinte à son sentiment d’être un homme honorable et à sa réputation morale, laquelle est seule protégée par la notion restrictive de l’honneur pénalement protégé. En résumé, si la longueur de la missive – trois pages –, la colère qui s’y reflète et les attaques verbales ostensibles qu’elle contient peuvent sans aucun doute toucher son destinataire, ces éléments ne suffisent pas à remplir les éléments constitutifs objectifs de l’infraction d’injure.