Selon la partie plaignante, n’importe quel citoyen qui recevrait, non pas dans le cadre d’une fonction publique, mais dans le cadre de son activité professionnelle, une telle lettre, la ressentirait comme attentatoire à son honneur. Elle relève avoir été personnellement choquée et « remuée » pendant plusieurs jours à la suite de la réception de la lettre litigieuse. Elle ajoute avoir craint pour elle-même et son entreprise dans la mesure où le prévenu avait fait part de son souhait ultime que H.________ « ne survive pas au COVID-19 », ce qui aurait pu raisonnablement faire naître chez lui un sentiment de peur légitime (D. 277).