S’agissant du bon comportement dans l’intervalle, la prévenue n’en a que très peu fait la preuve. Elle a continué de vivre sous une identité et des liens de parenté mensongers. Ainsi, la réduction de peine pouvant être consentie à la prévenue à ce titre sera relativement modeste. Il sied en outre de constater une violation du principe de célérité en l’espèce pendant l’instruction, laquelle a été longuement immobilisée en raison de commissions rogatoires qui n’étaient pas nécessaires et n’ont finalement pas abouti après plusieurs années d’attente, ce qui était prévisible.