Il est en outre relevé que les regrets invoqués sont très tardifs. Ils ont en effet été mentionnés pour la première fois en procédure en mai 2022, malgré des auditions durant les mois qui ont suivi les faits, jusqu’en avril 2021. Il ne peut ainsi aucunement être exclu que ces regrets ne soient que de façade, formulés à des fins tactiques uniquement. La réconciliation qui a ensuite eu lieu avec la victime – elle-même indiquant être persuadée que le prévenu n’a « pas voulu [la] tuer ou [la] blesser gravement » (D. 1427) – ne change rien aux considérations qui précèdent.