Si des déclarations proches des faits peuvent en principe être signe de sincérité (des considérations ultérieures étant moins susceptibles d’altérer les propos tenus), tel n’est à l’évidence pas le cas en l’espèce. En effet, le prévenu a admis lors des débats de première instance, quelques 19 mois après les faits, qu’il avait précédemment menti en procédure en niant avoir administré le moindre coup à son épouse. La 2e Chambre pénale constate donc que le prévenu a caché la vérité durant de nombreux mois, par peur des conséquences pénales auxquelles il devrait potentiellement faire face.