Quant au danger d’un renvoi en Russie, il est d'avis que la situation dans le pays est stable malgré le conflit actuel avec l’Ukraine et que la prévenue pourrait facilement y être réintégrée dès lors qu’elle y a passé 20 ans de sa vie. En ce qui concerne la pesée des intérêts, il relève que la prévenue n’a certes pas d’antécédents judiciaires mais qu’elle fait l’objet d’une nouvelle procédure à son encontre, notamment pour obtention illicite de prestations des assurances sociale ou de l’aide sociale, de sorte que l’absence de risque de récidive retenue par le Tribunal régional doit, selon lui, être relativisé.