Dans ces conditions, le départ du prévenu n'entraînerait pas ipso facto le départ des enfants, de sorte que la mesure n'entrerait pas en conflit avec les droits que celles-ci peuvent tirer de leur droit de séjour en Suisse, ce d’autant plus que la plus âgée des filles sera majeure cette année et que la cadette le sera dans moins de trois ans. Il doit encore être rappelé dans ce contexte que le prévenu est divorcé de la mère de ses filles, lesquelles vivent avec leur mère.